Approfondissement de l’enquête
L’autopsie a finalement relancé l’enquête à propos du mobile du meurtre par un élément incontournable. En effet il a été constaté une déformation du pied, (photographie ci-contre). Comment Hippomène pouvait-il être meilleur à la course qu’Atalante alors qu’il avait une déformation du pied gauche avec un seul orteil fortement développé ? (Vous pouvez vous même établir ce constat en allant au Musée d’Art et d’Histoire de Melun, 5 Rue du Franc Mûrier, 77000 Melun).
En considérant l’époque de la présentation de l’oeuvre « Atalante » de Pascal Dagnan-Bouveret au Salon des Artistes en 1875 nous pouvons établir un contexte de l’environnement historique de l’époque. Ce sujet correspond à l’esprit encore combatif de l’époque, Les lois de 1875 sont les trois lois de nature constitutionnelle votées en France par l'Assemblée nationale entre février et juillet 1875 qui instaurent définitivement la Troisième République. Elles font suite à la Commune et surtout à la fin du Second Empire après la défaite de Napoléon III face à la Prusse en 1870, soit 5 années auparavant. Cette précision nous permet d’interroger le mobile pour l’approfondir.
Atalante serait en fait le symbole de la Prusse triomphante et son espionne qui aurait oeuvré à la victoire finale commanditée par Bismarck. Hippomène est à terre, tué, espion au service de la France. Il court devant Atalante qui, finalement l’a rattrapé et tué. Dans sa mort, avec son unique orteil du pied gauche il a tenté d’informer la France sur la supériorité militaire de la Prusse qui avait à l’époque développé une arme de suprématie guerrière : les canons Krupp. Seule explication de cet orteil unique : il est pointé comme un canon. Héros du XIX siècle, Hippomène, espion au service de la France transmet cette information militaire cruciale jusque dans sa mort. C’est cette enquête qui le reconsidère et témoigne de son sens du devoir pour la postérité.